Sclérotinia (pourridié blanc)

Le Sclérotinia, communément appelé pourridié blanc, représente une menace fongique significative pour de nombreuses cultures maraîchères, notamment la laitue, la carotte et la betterave. Ce champignon pathogène, Sclerotinia sclerotiorum, est un organisme nécrotrophe qui attaque les tissus végétaux, provoquant des pourritures molles et aqueuses. Sa capacité à survivre dans le sol sous forme de sclérotes, des structures de conservation résistantes, en fait un adversaire redoutable pour les jardiniers et agriculteurs biologiques. La maladie se manifeste souvent par temps frais et humide, affectant particulièrement les cultures en place ou stockées. Comprendre son cycle de vie et ses conditions de développement est essentiel pour mettre en œuvre des stratégies de lutte préventives et curatives efficaces, conformes aux principes de l'agriculture biologique et aux recommandations des organismes de recherche français.

Symptômes

Causes

Le développement du Sclérotinia est fortement favorisé par des conditions environnementales spécifiques. Une humidité élevée, qu'elle soit atmosphérique (rosée, brouillard) ou au niveau du sol, est un facteur clé, tout comme des températures modérées (entre 15 et 25°C). Les sols lourds et mal drainés augmentent également le risque. La transmission se fait principalement par les sclérotes présents dans le sol, qui peuvent survivre plusieurs années. Ces sclérotes germent et libèrent des spores (ascospores) qui infectent les plantes via des blessures ou des tissus sénescents. La dissémination peut aussi être mécanique (outils, eau d'irrigation, vent) ou par des semences contaminées. Une densité de plantation trop élevée et une mauvaise circulation de l'air créent un microclimat propice à la maladie.

Traitements biologiques

⚠️ Précautions d'usage
  • Pulvériser tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil (risque de brûlure foliaire)
  • Porter gants et lunettes pour les traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise) ou de soufre
  • Respecter strictement les dosages indiqués — un surdosage est inefficace et peut être phytotoxique
  • Cuivre en agriculture biologique : plafond réglementaire UE de 4 kg/ha/an en moyenne sur 7 ans (28 kg/ha cumulés). Ne pas dépasser.
  • Tenir hors de portée des enfants et animaux. Conserver les préparations dans des contenants étiquetés
  • En cas de doute sur le diagnostic ou de cas critique, consulter votre DRAAF régionale ou un professionnel
🚫 Limites des traitements bio

Les solutions naturelles ont une efficacité préventive et limitée en curatif. Face à une infection avancée ou en contexte de verger commercial, consultez un conseiller technique (chambre d'agriculture, CTIFL, INRAE) avant intervention. Ce contenu ne remplace pas un diagnostic professionnel.

🔬 Pour aller plus loin

Prévention

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