Rhizopus de la fraise (stockage)

Le Rhizopus, ou pourriture molle des fraises en post-récolte, représente un défi majeur pour la conservation des fruits, tant pour les professionnels que pour les jardiniers amateurs. Cette maladie fongique, causée principalement par Rhizopus stolonifer, est particulièrement redoutable en phase de stockage et de transport, où elle peut rapidement anéantir une récolte entière. Contrairement à d'autres pathogènes qui affectent la plante au champ, le Rhizopus se manifeste après la cueillette, transformant les fraises en une masse molle et aqueuse. Sa progression fulgurante est souvent liée à des conditions environnementales spécifiques, rendant la prévention et une gestion rigoureuse des conditions de stockage absolument essentielles pour maintenir la qualité et l'intégrité des fruits. Comprendre ses mécanismes et adopter des pratiques culturales et post-récolte adaptées est la clé pour minimiser les pertes et garantir des fraises saines et savoureuses jusqu'à leur consommation, en accord avec les principes de l'agriculture biologique.

Symptômes

Causes

L'agent pathogène Rhizopus stolonifer est un champignon saprophyte opportuniste, omniprésent dans l'environnement. Son développement est fortement favorisé par une humidité relative élevée (supérieure à 90%) et des températures ambiantes chaudes (entre 20 et 25°C), conditions souvent rencontrées lors du transport ou d'un stockage inadéquat. La transmission se fait principalement par contact direct entre fruits sains et infectés, ou via des spores présentes dans l'air ou sur les surfaces de manipulation. Les blessures sur les fraises, même minimes, constituent des portes d'entrée idéales pour le champignon. Un refroidissement rapide après la récolte est crucial, car le Rhizopus est moins actif à basse température.

Traitements biologiques

Les traitements curatifs directs contre le Rhizopus une fois l'infection déclarée sont très limités en agriculture biologique, l'accent étant mis sur la prévention et l'interruption de la chaîne de contamination.
⚠️ Précautions d'usage
  • Pulvériser tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil (risque de brûlure foliaire)
  • Porter gants et lunettes pour les traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise) ou de soufre
  • Respecter strictement les dosages indiqués — un surdosage est inefficace et peut être phytotoxique
  • Cuivre en agriculture biologique : plafond réglementaire UE de 4 kg/ha/an en moyenne sur 7 ans (28 kg/ha cumulés). Ne pas dépasser.
  • Tenir hors de portée des enfants et animaux. Conserver les préparations dans des contenants étiquetés
  • En cas de doute sur le diagnostic ou de cas critique, consulter votre DRAAF régionale ou un professionnel
🚫 Limites des traitements bio

Les solutions naturelles ont une efficacité préventive et limitée en curatif. Face à une infection avancée ou en contexte de verger commercial, consultez un conseiller technique (chambre d'agriculture, CTIFL, INRAE) avant intervention. Ce contenu ne remplace pas un diagnostic professionnel.

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Prévention

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