Mouche de la carotte

Fléau redouté des jardiniers, la mouche de la carotte (*Psila rosae*) est un insecte ravageur dont les larves causent des dégâts considérables aux cultures de carottes, mais aussi de persil et de fenouil. Ce diptère, mesurant environ 4 à 5 mm, est particulièrement actif au printemps et en fin d'été, période durant laquelle les femelles pondent leurs œufs au pied des plantes hôtes. Les larves écloses pénètrent ensuite dans les racines, y creusant des galeries qui compromettent la croissance et la qualité des légumes. En agriculture biologique, la gestion de ce ravageur repose principalement sur des stratégies préventives et des méthodes de lutte intégrée respectueuses de l'environnement, conformément aux principes de l'AB UE 2018/848.

Symptômes

Causes

La mouche de la carotte (*Psila rosae*) est attirée par l'odeur des plantes de la famille des Apiacées. Les femelles pondent leurs œufs dans le sol, à proximité du collet des plantes. L'éclosion des larves est favorisée par des conditions de sol frais et humide. Ces larves, une fois écloses, se dirigent vers les racines pour s'y nourrir, creusant des galeries. Le cycle de vie de l'insecte peut comporter deux à trois générations par an, avec des pics d'activité au printemps (avril-juin) et en fin d'été (août-octobre), en fonction des températures. Les sols légers et riches en matière organique peuvent également favoriser la ponte et la pénétration des larves. La transmission se fait par le vol des adultes et la ponte dans de nouvelles parcelles.

Traitements biologiques

⚠️ Précautions d'usage
  • Pulvériser tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil (risque de brûlure foliaire)
  • Porter gants et lunettes pour les traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise) ou de soufre
  • Respecter strictement les dosages indiqués — un surdosage est inefficace et peut être phytotoxique
  • Cuivre en agriculture biologique : plafond réglementaire UE de 4 kg/ha/an en moyenne sur 7 ans (28 kg/ha cumulés). Ne pas dépasser.
  • Tenir hors de portée des enfants et animaux. Conserver les préparations dans des contenants étiquetés
  • En cas de doute sur le diagnostic ou de cas critique, consulter votre DRAAF régionale ou un professionnel
🚫 Limites des traitements bio

Les solutions naturelles ont une efficacité préventive et limitée en curatif. Face à une infection avancée ou en contexte de verger commercial, consultez un conseiller technique (chambre d'agriculture, CTIFL, INRAE) avant intervention. Ce contenu ne remplace pas un diagnostic professionnel.

🔬 Pour aller plus loin

Prévention

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