Cicade écumeuse

Cicadelle écumeuse, ou Philaenus spumarius, est un insecte piqueur-suceur polyphage bien connu des jardiniers et arboriculteurs. Sa présence se manifeste par des amas de mousse blanche, souvent appelés "crachats de coucou", qui protègent ses larves. Bien que rarement létale pour les plantes hôtes, cette cicadelle peut affaiblir les végétaux, notamment les jeunes pousses et les ligneux ornementaux ou fruitiers, en prélevant la sève. Son impact est particulièrement notable sur la vigueur générale des plantes et peut, dans certains cas, favoriser l'installation d'autres pathogènes ou stress. En agriculture biologique, la gestion de ce ravageur repose sur une approche intégrée, privilégiant la prévention et des méthodes douces respectueuses de l'environnement et de la biodiversité auxiliaire. Comprendre son cycle de vie et ses préférences est essentiel pour mettre en œuvre des stratégies efficaces et durables, conformes aux principes de l'agriculture biologique et aux recommandations des organismes comme l'INRAE et le CTIFL. La cicadelle écumeuse est également un vecteur potentiel de la bactérie Xylella fastidiosa, ce qui renforce l'importance de sa surveillance et de sa régulation dans les zones à risque.

Symptômes

Causes

Le développement de la cicadelle écumeuse est favorisé par des conditions climatiques tempérées et une humidité ambiante suffisante, propices à l'éclosion des œufs et à la survie des larves dans leur écume protectrice. Les adultes sont très mobiles et peuvent coloniser rapidement de nouvelles zones. La transmission se fait principalement par le vol des adultes d'une plante à l'autre, ou par la dispersion des larves sur de courtes distances. Les populations sont souvent plus importantes dans les zones où la végétation est dense et diversifiée, offrant de multiples hôtes. La présence de graminées et de légumineuses, en particulier, peut servir de réservoir pour ce ravageur polyphage.

Traitements biologiques

⚠️ Précautions d'usage
  • Pulvériser tôt le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil (risque de brûlure foliaire)
  • Porter gants et lunettes pour les traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise) ou de soufre
  • Respecter strictement les dosages indiqués — un surdosage est inefficace et peut être phytotoxique
  • Cuivre en agriculture biologique : plafond réglementaire UE de 4 kg/ha/an en moyenne sur 7 ans (28 kg/ha cumulés). Ne pas dépasser.
  • Tenir hors de portée des enfants et animaux. Conserver les préparations dans des contenants étiquetés
  • En cas de doute sur le diagnostic ou de cas critique, consulter votre DRAAF régionale ou un professionnel
🚫 Limites des traitements bio

Les solutions naturelles ont une efficacité préventive et limitée en curatif. Face à une infection avancée ou en contexte de verger commercial, consultez un conseiller technique (chambre d'agriculture, CTIFL, INRAE) avant intervention. Ce contenu ne remplace pas un diagnostic professionnel.

🔬 Pour aller plus loin

Prévention

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